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Ces femmes puissantes qui nous inspirent

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Voilà qui sonne comme le titre d’un roman de Marie NDiaye, et pas des moindres : son livre « Trois femmes puissantes » recevait le Prix Goncourt en 2009, s’arrachant à près de 520 000 exemplaires. Dans ce récit envoûtant, il est question du portrait de trois femmes africaines destinées différentes mais à la particularité commune : jamais elles ne s’éprouvent comme victimes. Elles savent s’adapter à l’adversité grâce à leur forte conscience de ce qu’elles veulent et de ce qu’elles désirent.

Libérées, délivrées… ou presque

En cette Journée internationale des droits des femmes, l’occasion est donnée à tous, à travers le monde entier, de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société, et de revendiquer encore, en de nombreux lieux, plus d’égalité en droits. C’est aussi l’occasion de faire l’éloge de celles qui font avancer le monde et qui tentent, tant bien que mal, de s’imposer dans certains milieux. L’occasion de fêter celles qui, avec courage, osent désormais investir tous les secteurs de la vie. De la politique en passant par la musique, de célébrer celles à qui plus rien ne semble résister… Bien sûr, personne n’est dupe, il leur faut encore souvent jouer des coudes pour émerger dans nos sociétés patriarcales, même à compétences égales, mais leur situation ne cesse de progresser.

Les femmes continuent de gagner du terrain 

Certains indicateurs confirment d’ailleurs la tendance : selon l’UNESCO, en 2015, 22% des parlementaires africaines étaient des femmes, contre 8% en 1995. Au total, 19 pays africains franchissent désormais la moyenne mondiale établie à 22,4%. L’espoir est donc de mise et les Africaines osent aujourd’hui prendre des risques. Car elles savent qu’elles doivent redoubler d’effort pour se faire valoir et tenter de fuir l’image de la femme domestique « ordinaire » que certains pays continuent à diffuser. On les retrouve donc à des postes à haute responsabilité, comme ce fut le cas de l’ancienne première dame d’Afrique du Sud, Nkosazana Dlamini-Zuma, pressentie en 2017 pour succéder à son mari à la présidence. Elles se distinguent dans le domaine des arts et de la culture, à l’image de Lupita Nyong’o, l’actrice africaine la plus en vogue du moment. Mais elles évoluent aussi sur des terrains bien plus inattendus comme le sport et, plus particulièrement, le football !

Droit au but !

Et oui ! On ne le sait pas assez, mais les femmes investissent aussi les pelouses des terrains de football et rencontrent d’ailleurs un brillant succès à travers le monde entier. Saviez-vous, par exemple, que la personne qui détient le record absolu de sélections en équipe de France (hommes et femmes confondus) n’est pas, comme beaucoup le croient, Lilian Thuram, mais bien une femme ? Il s’agit de Sandrine Soubeyrand, avec 198 sélections à son actif ! La Coupe d’Afrique des Nations féminine, qui s’est achevée le 1er décembre dernier au Ghana, s’est déroulée dans un contexte de mobilisation générale pour le développement de la pratique. Et pour sa prochaine édition en 2020 au Congo-Brazzaville, le défi est de taille : ce ne seront plus 8 mais 16 nations qui se disputeront le titre ! Il s’agit-là d’une des mesures phares prises cette année par la Confédération africaine de football (CAF), dans une volonté affirmée de son président, Ahmad Ahmad, de développer le football féminin sur le continent. Un appel à la mobilisation générale lancé au printemps dernier en vue de « casser tous les tabous », de pousser les gouvernements à promouvoir la pratique féminine, et de la massifier en multipliant les structures d’accueil et d’encadrement.

« La femme est l’avenir du foot »

Le ton est donné. La Sénégalaise Fatma Samoura y croit dur comme fer et elle en a même fait son slogan ! Ex-diplomate aux Nations Unies, elle est aujourd’hui la première femme n°2 de la Fédération internationale de football (FIFA), rien que ça ! Pour elle, c’est une opportunité bien réelle de montrer au reste du monde que le football est en train de s’ouvrir et que la diversité peut s’appliquer sur le terrain comme dans les instances les plus élevées du sport. Ce qu’elle espère : que son passage à la Fifa inspire beaucoup d’autres femmes et qu’elles suivent son exemple. D’autant qu’elle n’est pas seule : joueuses professionnelles, femmes arbitres ou membres d’institutions… La Dream Team des passionnées du ballon rond est passée à l’action : il va y avoir du beau jeu à tous les niveaux sur le continent africain, et même au-delà !

Le sport féminin pour faire évoluer les mentalités

Audiences en hausse, amélioration du niveau de jeu, engouement des spectateurs… Les sportives vivent actuellement une période des plus enthousiasmantes et, avec la prochaine Coupe du Monde féminine qui aura lieu cette année en France, l’avenir de la discipline s’annonce radieux ! Une formidable opportunité, donc, de continuer à combattre certains préjugés tenaces et de faire entrer le football féminin dans les mœurs. Car défendre le football féminin et le sport féminin en général, c’est faire progresser l’égalité auprès de milliers de supporters, de millions de téléspectateurs. C’est formuler le vœu que les supporters de chaque nation puissent se retrouver derrière une équipe de femmes, aussi bien que derrière une équipe d’hommes. C’est aussi promouvoir une autre vision de la société. Plus ouverte, plus tolérante et bienveillante. Tournée également vers plus de bien-être, puisque le sport est indispensable à notre bonne santé à tous. Et ça, chez Susu, c’est tout ce qu’on aime ! Alors, que vous soyez fille ou garçon, que vous chaussiez ou pas des crampons, courez, bougez, sautez… Et vous aurez tout bon !

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