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Comprendre 

l’hypertension artérielle 

Si courir après le prochain bus ou métro était une discipline olympique, beaucoup manqueraient de place pour stocker leurs trophées. En effet, ces athlètes qui s’ignorent peuvent compter sur la capacité du coeur à s’adapter à l’effort, leur débit cardiaque pouvant passer de 5 à 22 litres par minute chez une personne peu entraînée.
À dire vrai, plusieurs facteurs (effet de surprise, prise de parole en public…) peuvent reproduire les effets de ces sprints improvisés sur notre pression artérielle. Alors, si cette dernière fluctue naturellement chez le sujet sain, quand parle-t-on d’hypertension artérielle ? Qui est concerné par cette maladie ? Quelles sont les solutions existantes ?

  1. Qu’est-ce que l’hypertension artérielle ?

La pression artérielle est mesurée durant la phase de contraction du cœur, ou systole, permettant l’irrigation des organes via les vaisseaux sanguins. La pression diastolique (PAD) quant à elle est mesurée durant la phase de repos du cœur, ou diastole. L’hypertension artérielle ou HTA, se manifeste par une pression artérielle systolique supérieure ou égale à 140 mmHg et/ou PAD supérieure ou égal à 90 mmHg.

  1. Comment se manifeste-t-elle ?

Dans la grande majorité des cas, l’hypertension artérielle passe inaperçue, ce qui explique que l’on puisse vivre plusieurs années sans présenter aucun symptôme jusqu’à ce que des complications surviennent. La maladie peut cependant occasionner des maux de tête, vertiges, palpitations, saignements du nez, difficultés à respirer, douleurs thoraciques, fatigue/confusion… Sans traitement, elle peut altérer les vaisseaux sanguins et impacter le fonctionnement de certains organes clés, notamment le cœur.

  1. Qui est concerné ?

Les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de décès dans le monde avec 17,9 millions de décès en 2016(estimation de l’Organisation mondiale de la santé). L’hypertension artérielle, un facteur de risque majeur pour les AVC et les maladies coronariennes, touche de plein fouet les pays à revenu faibles et intermédiaires, comme le montre le graphique ci-dessous :

Fig 2: Prévalence de l’hypertension artérielle: répartition géographique chez les adultes 18 + tout sexe confondus.

Au niveau mondial ce sont les populations de la région Afrique qui possèdent la prévalence la plus élevée de cette maladie qui touche 46% des adultes de +25 ans(voir figure ci-dessous). L’urbanisation, le changement des habitudes de vie(sédentarisation et régimes alimentaires), le manque de sensibilisation des populations, et l’allongement de l’espérance de vie contribuent à renforcer cette tendance.

Fig 3: Prévalence de l’hypertension artérielle chez les plus de 25 ans par région

 

World : Prevalence of raised blood pressure, ages 18+, age standardized: Both sexes, 2015
Date : 02/Fev/2018
Source : World Health Organization
Topic : Les maladies non transmissibles
Keywords : facteurs de risque, pression artérielle

  1. Quels sont les facteurs à risque ?

C’est bien connu, le risque d’hypertension artérielle augmente avec l’âge. Bien que cette affirmation soit vraie, n’y voyons pas une excuse de réserver la prévention et le diagnostic de cette maladie à une certaine tranche d’âge, car d’autres facteurs entrent en ligne de compte.
Fig 4: Facteurs à risques de l’hypertension artérielle

  1. Quelles sont les solutions existantes ?

Le moyen le plus sûr d’éviter les complications reste le diagnostic suite à une mesure de la pression artérielle à l’aide d’un tensiomètre. Compte tenu de l’importance des facteurs environnementaux sur cette maladie, modifier ses habitudes contribue à ramener la tension artérielle à des valeurs proches de la normale. Adopter un régime alimentaire équilibré (avec fruits et légumes en quantité suffisante), réduire sa consommation de sel < 6 g /jour, améliorer votre gestion du stress, ou encore arrêter la consommation excessive de tabac/d’alcool améliorent significativement la santé des personnes hypertendues.

Ces personnes peuvent également suivre un traitement médicamenteux (diurétiques thiazidiques, inhibiteurs calciques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) et les inhibiteurs des récepteurs de l’angiotensine II (ARA2), bêtabloquants, antihypertenseurs d’action centrale).


Parce que l’hypertension artérielle est souvent qualifiée (et à juste titre) de tueur silencieux, il n’est jamais trop tôt pour le diagnostic. Alors, à quand remonte la dernière mesure de tension artérielle pour vous ? Pour vos proches ? Quelles étaient les valeurs obtenues ?

Susu propose différents services adaptés aux cas d’hypertension artérielle. Notre objectif est de vous garder en bonne santé: découvrez nos conseils diététiques et renseignez-vous sur nos services dès aujourd’hui !

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